ESSAI: AUDI Q5 2.0L TFSI 252ch Quattro S Tronic S Line

AUDI Q5 2.0L TFSI 252ch Quattro S-Tronic S-Line  Prix: 59100 € – 13 cv – MALUS:  2610 €  (2017)


L’EMPIRE  d’ESSENCE

Pour régner sur le royaume ô combien convoité des SUV familiaux, l’héritier d ‘Audi Q5 Ier entend bien guerroyer bravement face à ses encombrants rivaux, pour conquérir le trône et asseoir sans partage sa domination!

Ici équipé d’un prometteur, puissant -et encore rare- moteur essence,  « Q5 II le Conquérant » semble mettre tous les atouts de son côté pour l’emporter…


PREMIER CONTACT

Comme souvent chez Audi, il faut un œil expert pour différencier un nouveau modèle de son prédécesseur à moins de les avoir côte à côte. Il faut dire que lorsqu’on appartient à une lignée prestigieuse, on n’aime guère les révolutions, de peur d’y laisser sa tête… Ainsi, les dimensions évoluent peu, la seule différence notable étant l’allongement général de… 3cm (4,66m).

Pourtant, certaines différences sautent aux yeux, et font évoluer plus profondément qu’il n’y parait notre nouveau Q5. Le capot semble plus long, les ailes avant sont clairement plus galbées et nervurées, tout comme celles de l’arrière (le profil est lui aussi parcouru par une nervure bien marquée, avec un profil en « vague » très réussi), donnant à la silhouette un dynamisme bienvenu et inconnu du précédent. Surtout, la face avant  est bien plus plate et expressive (optiques Matrix LED plus inclinées, calandre hexagonale plus horizontale aux angles beaucoup plus marqués…), tandis que l’arrière reprend le principe du coffre « enveloppant » caractéristique du modèle, avec des feux très réussis.

Dans cette livrée S-Line, la sportivité, discrète, est naturellement de mise avec de superbes jantes de 20 pouces (optionnelles à 670€)  et des pare-chocs plus évocateurs…

Le résultat est vraiment séduisant et suffit déjà à me mettre l’eau à la bouche! La lecture de la fiche technique finit de me faire chavirer, puisqu’aux traditionnels moteur TDI essayés à de nombreuses reprises, c’est un alléchant et percutant 2.0 TFSI de 252 chevaux qui m’est confié par la concession Audi Axess Automobiles de Brive! Epaulé par une transmission Quattro et une boite automatique STronic 7, je n’y tiens plus et m’installe avec envie derrière le volant 3 branches spécifique à cette finition…

Manquerait plus que je bave…


SUR LA ROUTE

Enfin un moteur essence! Forcément moins de vibrations (malgré la bonne éducation des dernières productions de la marque!), une zone rouge située à 6500 tr/min « pour la rigolade », une puissance « largement suffisante » (252ch) prometteuse, un poids en baisse par rapport à la précédente génération (pas loin de 100kg… mais avec encore près de 1800kg annoncés…), une boite automatique à 7 rapports ET une transmission intégrale… Il est évident que ce modèle propose ce qui se fait de mieux en matière d’agrément! En ville, le Stop & Start, discret et réactif y participe aussi.

Dès que l’on roule, effectivement, impossible d’être déçu! Et pourtant, les évolutions à allure modérée  ou à un rythme tranquille ne nous éloignent guère des sensations ressenties à bord d’un modèle diesel, avec des rapports qui s’égrainent rapidement, à un régime moteur bas jamais supérieur à 3000tr/min. Cela ne peut qu’être profitable aux consommations…

Difficile de croire dans ces conditions que le moteur abrite une si généreuse cavalerie! La douceur des passages de vitesses n’y est sans doute pas étranger. Ils sont imperceptibles mais l’étagement n’en est pas moins parfait. Il suffit pour s’en rendre compte d’enfoncer la pédale de droite ou de hausser le rythme. Pas de temps de réponse, pas la moindre impression de mollesse: le 2 litres fait montre d’une allonge impressionnante et de ressources inépuisables! Avec 370Nm disponibles à 1600tr/min, ce n’est pas étonnant!

Très à l’aise dans les tours, avec une sonorité agréable, joliment rauque, mais toujours très discrète, le quatre cylindres dévoile un caractère plutôt enjoué sans jamais verser dans le démonstratif! Peut-être un peu frustrant mais cela cadre parfaitement avec la philosophie du SUV allemand. De l’efficacité « à tous les étages », pour se plier aux moindres désirs du conducteur, sans jamais indisposer les passagers…
Pour la vocation purement sportive, vous cocherez la case « SQ5 », avec son V6 TFSI et ses 102 chevaux supplémentaires…

Le slogan « force tranquille » s’applique parfaitement à ce modèle.

Pourtant, il y a déjà là de quoi s’amuser avec notre « sage » version, lorsqu’on engage le mode « Dynamic » et/ou qu’on actionne les palettes situées derrière le volant: le rapport inférieur s’engage en une fraction de seconde, le rapport engagé est maintenu à l’approche de la zone rouge et la poussée s’avère franche et immédiate. Pour autant, je me suis surpris à préférer la gestion « tout automatique » de la boite, même en mode « jouons un peu« , d’une part parce qu’elle le fait très bien, et ensuite car la boite est si douce et l’insonorisation si poussée qu’on ne sait jamais trop « à l’oreille » sur quel rapport on se trouve, sauf à regarder le chiffre affiché sur le  désormais traditionnel et incontournable « Virtual Cockpit ». Du coup, je me concentre sur mes trajectoires et laisse l’électronique faire le reste.

Par contre, avec un SQ5… 😉

Vous l’aurez compris, j’ai trouvé l’insonorisation absolument exceptionnelle. Même les bruits de roulement sont parfaitement maitrisés, malgré les impressionnantes et exigeantes roues de 20 pouces (245/45 R20). Pour tout dire, je n’ai pas souvenir d’avoir roulé dans une auto aussi aboutie sur ce plan là, c’est dire…

La direction, plutôt légère, même en mode sport, pardonne beaucoup avec une vivacité peu marquée. Je l’ai pourtant trouvée très agréable car elle n’empêche jamais de savoir ce qui se passe « sous les roues ».

Les quatre roues motrices offrent un fonctionnement parfaitement transparent, comme toujours chez Audi, mais participent à l’aisance générale qui se dégage de la conduite de ce Q5 sur petites  routes. L’adhérence est phénoménale et les vitesses de passage en courbes ahurissantes!

Jamais on ne sent le poids conséquent de la bête: pas de sous-virage, l’auto fait littéralement « bloc » pour sauter avec légèreté d’un virage à l’autre dans une sérénité rassurante, malgré le gabarit de ce beau bébé!

L’absence de roulis est aussi pour beaucoup dans le plaisir pris derrière le volant. Si le confort est ferme, il n’est étrangement jamais inconfortable, bien au contraire! Du grand art!

Le freinage pour sa part conclut de manière parfaite ce bilan dynamique élogieux, avec une pédale à la consistance idéale: ferme, avec une course ni  trop longue ni trop courte. Là encore, on ressent bien ce qui se passe sous les roues avant au moment de placer l’auto en entrée de virage, et le dosage est parfait. Enfin, ça freine fort et ça freine court, donc… Bravo!

Vous l’aurez compris, c’est de la somme de toutes les qualités dynamiques extrêmement solides de ce Q5 que provient le plaisir à bord! Prendre le volant d’une auto si aboutie est un privilège rare dont les futurs propriétaires n’auront qu’à se féliciter au quotidien…

Ce Q5 est fait pour avaler des kilomètres dans le plus parfait confort, sur tout type de parcours et par tous les temps.


À BORD

Le tour du propriétaire va être rapide, pour qui est habitué aux intérieurs Audi! Depuis la  dernière A4, c’est à une planche de bord désormais organisée horizontalement et bien plus épurée que nous avons à faire, un peu dans l’esprit BMW. Un écran « suspendu » y trône au centre, un peu comme chez Mercedes, et pourtant, aucun doute: nous sommes à bord d’une Audi! Ergonomie, plastiques, design des commandes… Impossible de confondre!

Le Virtual Cockpit, s’il fait parti des meubles désormais fait toujours son petit effet! Affichages en tous genres, privilégiant tour à tour l’affichage des compteurs, du GPS ou des informations de bord… Il y en a pour tous les goûts! La qualité des graphismes est toujours aussi impressionnante et participe pour beaucoup à l’ambiance très moderne  qui se dégage de cet habitacle.

Rien de nouveau à dire sur la finition des Audi en général et de ce Q5 en particulier: elle est au top avec des plastiques très largement moussés et quelques rares plastiques durs en partie basse (et plutôt très basse!), mais qui ressemble parfaitement aux  autres. Il se dégage une impression de solidité et de sérieux très flatteuse, qui s’ajoute à l’opulence de la présentation générale.

Cette version S Line, joue la carte du gris/noir, ce qui rend l’ambiance à mon sens plus austère que sportive. Il n’y a vraiment que les magnifiques sièges siglés qui nous indiquent que nous sommes à bord d’une version plus orientée vers le dynamisme. Le confort ferme et le maintien de ceux-ci sont juste parfaits, tout comme la position de conduite qui se règle au millimètre grâce aux multiples réglages (partiellement électriques).

Même s’il y a pas mal de commandes disséminées un peu partout dans l’habitacle, l’ergonomie n’en est pas moins rationnelle et plutôt intuitive.

L’habitabilité est parfaite pour 4 (garde au toit, largeur aux épaules, espace aux jambes…), aussi bien à l’avant qu’à l’arrière avec une banquette réglable pour optimiser le confort de chacun. Elle permet aussi de privilégier la contenance du coffre si nécessaire en l’avançant, la contenance passant alors de 550 litres (10 litres de plus que l’ancienne) à 610 litres. Plus que suffisant dans tous les cas!

Par  contre, oubliez clairement la place centrale, « naturellement condamnée » par le tunnel centrale, incroyablement haut, difficile à enjamber donc et qui oblige à voyager jambes écartées.  Fatiguant, sauf si vous êtes contorsionnistes dans « Le Plus Grand Cabaret » de Patrick Sébastien…

Les places latérales sont par contre irréprochables je le répète, avec notamment un espace au jambes remarquable.

Revenons quelques instants dans le coffre, pour vanter la présence de palettes permettant de rabattre les dossiers d’un geste. Le plancher ainsi crée est plat, facilitant le chargement d’objets longs. Le hayon est électrique; il est bien difficile de s’en passer une fois qu’on y a gouté…


BUDGET

Pas de mystère, le Q5 n’est pas bon marché, standing et niveau général des prestations de ce modèle haut de gamme obligent: 59 100€ hors options. je sais: on dirait plus un code postal qu’un prix…

De série, les jantes sont en 19 pouces, le malus écologique étant de 2610€, tandis que notre version d’essai équipée de ses jantes de 20 pouces imposent un malus de 3113€. Un « paille » à ce niveau de prix.

Pour ce prix, le Q5 S line « offre » déjà le Virtual Cockpit (option en finition « Design »), les phares Full LED, le châssis et les sièges sport (avec le talent que l’on sait…), les vitres surteintées (supprimées sur notre version, ce qui fait économiser 234€) et les jantes de 19 pouces.

Je vous fais l’économie de la longue liste d’équipements de série traditionnels (Clim auto, radars de recul, démarrage mains libres, régulateurs/limiteurs de vitesse…) et attendus à ce niveau de prix, pour m’arrêter sur les options équipant notre modèle d’essai: la peinture « Noir Mythic » (1070€), la sellerie cuir/alcantara (610€), les lave-phares (310€), le pack Assistance City (1570€ pour se garer plus facilement), le pack rangement (230€), le pack éclairage d’ambiance (470€)… et j’en passe tant la liste est longue! Notre version d’essai demandait donc une rallonge de 10000€ environ pour culminer à 69 374€ (malus inclus)! Pour ce prix, point d’ACC (régulateur de vitesse adaptatif intelligent), ce qui fait tout de même un peu mesquin je trouve. D’une manière générale, on ne peut pas dire que le nouveau Q5 soit bon marché ni que son équipement de série soit pléthorique. Même si on s’en doute, ça pique un peu et je peste toujours contre ces catalogues d’options à rallonge.

Non pas que la concurrence directe soit plus généreuse ou meilleurs marché: un BMW X3 XDrive 28iA 245ch M Sport débute à 59400€ hors options, tandis qu’un Mercedes GLC n’entre pas vraiment en concurrence puisqu’en finition Sportline les motorisations essence disponibles offre beaucoup moins (GLC 250 4Matic 9G-Tronic 211ch à 50700€), soit beaucoup plus (GLC 350 4Matic 9G-Tronic 320ch à « seulement »à 57500€!).

Notre Q5 est donc dans les prix du marché Premium et il est inutile de lui mettre dans les pattes un modèle plus « roturier » ou une exotique Lexus RX 450H hybride au plaisir de conduire moindre… Quand on entre chez Audi ou une autre marque Premium, ce n’est pas par hasard…

Il sera par contre « amusant » de le confronter au futur DS7… Juste pour mesurer les progrès de la marque française qui se revendique Premium elle aussi, tout en sachant d’avance que la valeur de revente sera forcement bien supérieur chez Audi!

Votre smartphone se recharge par induction. Top.

Concluons avec la consommation: Quattro, boite auto, moteur essence costaud… on peut légitimement avoir peur… Et vous auriez tord! Moins de 5 litres à vitesse stabilisée à 50km/h, 5  litres « tout pile » à 90km/h… C’est ahurissant!! A 110 km/h, ça grimpe un peu avec une conso située entre 7,5 et 8 litres, et moins de 11 litres à 130km/h. Ne comparez pas à un diesel, cela ne sert à rien et souvenez-vous simplement des valeurs qu’un tel  modèle pouvait atteindre il y a 5 ou 10 ans… Les progrès sont tout simplement époustouflants.


LES POINTS FORTS

Ligne réussie et valorisante

Confort absolument exceptionnel

Prestations dynamiques hors paire

Ensemble moteur/boite talentueux

Consommation raisonnable

Qualité de finition exemplaire

Ambiance intérieure moderne

Habitabilité royale pour 4

Volume du coffre et modularité arrière

Prestations générales sans défauts

LES POINTS FAIBLES

Moteur peu démonstratif

Equipement de série juste suffisant

Tarif très -trop?- élevé et politique d’options (#frustration!)

Ambiance intérieure austère

Une 5ème place? Quelle 5ème place?

CONCLUSION

Plus que telle ou telle qualité à mettre au crédit de ce nouveau Q5, et il n’en manque pas vous l’avez compris, c’est bel et bien par l’homogénéité de ses prestations que le nouveau SUV familial d’Audi séduit. Comment du coup lui reprocher son prix quelque peu élitiste, quand on propose une auto aussi aboutie? Et bien je vous avouerai que je ne vois pas… Et les prétendants au trône seraient bien avisés de sacrément fourbir leurs armes avant de venir le défier!


REMERCIEMENTS

Toujours accueilli à bras ouverts par toute l’équipe de la concession Audi Axess Automobiles de Brive-la-Gaillarde, je tiens à leur adresser une nouvelle fois mes plus chaleureux remerciements pour leur indéfectible soutien! Vous n’aurez qu’à vous réjouir de croiser leur route au détour d’une visite en concession!

AUDI AXESS AUTOMOBILES

Rue Armand Sourie

ZAC du MAZAUD

19100 BRIVE-LA-GAILLARDE

05 55 87 96 64


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