ESSAI: HYUNDAI IONIQ Hybrid Executive

HYUNDAI IONIQ Hybrid EXECUTIVE   – 31 600€   – 5cv  –  BONUS/MALUS: 0€


Hybride… sur le coup!

Dire que les modèles électriques et hybrides ont le vent en poupe, est un doux euphémisme! Si la Toyota Prius fut la première du genre, chaque constructeur fonce désormais à (hy)brides abattues vers ces technologies incontournables!

Pourtant, dans le même segment que la célèbre Toyota, celui des berlines compactes, la concurrence n’est pas légion! Hyundai dégaine donc sa IONIQ pour tenter de la faire (… la nique…) à l’encombrante japonaise! Hybrid, plug-in ou 100% électrique, Hyundai met en tout cas les petits plats dans les grands pour se donner toutes les chances de briller! Premier verdict avec l’essai de la version Hybrid!


PREMIER CONTACT

Qui dit électrique ou hybride, dit souvent… design étrange… La Toyota Prius, ou la première Nissan Leaf avec leurs lignes torturées, sans cohérences (qui a dit « moches »? J’ai entendu quelqu’un dans le fond de la salle…) en sont les deux meilleures preuves. Si les considérations aérodynamiques entrent bien évidemment en… ligne… de compte au moment de tracer les courbes de ces autos vertueuses, les Toyota Auris et plus encore CH-R prouvent pourtant qu’il est possible de proposer des auto « écolo » ET élégantes ou désirables.

La IONIQ se trouve, de mon point de vue, entre ces deux philosophies. Si on retrouve quelques éléments de styles qui peuvent faire penser à l’hybride star de Toyota (les flancs assez plats et la vitre arrière scindée en deux par le volet de coffre), la ligne est par contre harmonieuse, équilibrée mais loin des outrances d’un CH-R (qui plait beaucoup aujourd’hui mais se démodera probablement plus vite…), loi également des disgracieux déséquilibres d’une Prius pour s’approcher de l’élégance d’une nouvelle Leaf ou d’une Auris.

Ces points de comparaison ne signifient pas que la IONIQ manque de personnalité, loin de là, mais plutôt que ses inspirations sont clairement asiatiques, les liens stylistiques avec la gamme Hyundai actuelle étant assez ténus. Citons la ceinture de caisse haute et la calandre Hyundai, mais celle-ci est inclue dans un élégant bandeau noir laqué qui s’étire jusqu’aux phares.

La IONIQ est séduisante, présentant une silhouette au classicisme rassurant, mais non dénuée de charme lorsqu’on se penche sur les détails, comme le modelé de ses flancs, très travaillés et qui prennent joliment la lumière. Aux traits plutôt sages de sa face avant, malgré quelques détails dynamisant l’ensemble, l’arrière oppose des feux hauts perchés débordants largement sur le hayon, une lunette arrière scindée en deux par le volet de coffre (chère aéro…) rappelant certaines… Honda d’antan, et un large bandeau noir laqué qui vient alléger visuellement l’imposant pare-chocs qui démarre très haut sous les feux.

Le profil, lui, est très équilibré avec une surface vitrée plutôt réduite (à l’allemande…) et surtout des porte à faux réduits, un arrière court et rebondit qui projette visuellement la voiture vers l’avant, ce que vient renforcer un nez plutôt plongeant.

Les jantes de 17 pouces remplissent parfaitement les passages de roues et présentent un dessin alliant écologie (elles sont très « couvrantes »), sportivité (5 branches…) et élégance (bicolores…).

Le jonc chromé qui souligne le vitrage pour remonter « en crosse de hockey » sur la custode arrière, les divers éléments bleus adonisés (une constante sur les modèles électriques…) disséminés avec goût en divers endroits, les LED dans le pare-chocs ou encore les baguettes de protection joliment ouvragées à la base des portières sont autant d’éléments qui finissent de démontrer que Hyundai n’a pas négligé le style et l’allure de sa IONIQ. Les propriétaires apprécieront. A titre personnel, je suis encore plus convaincu par la version « ELECTRIC », dont la calandre « pleine » ajoute un côté futuriste très plaisant à cette auto.


SUR LA ROUTE

Une pression sur le bouton de démarrage et… rien. C’est toujours aussi étonnant de démarrer dans le silence le plus absolu. Mais la chose la plus surprenante reste le frein à main « au pied », qu’il faut actionner du pied gauche avant de pouvoir partir. Étonnant archaïsme, là où un frein à main… électrique semblait une évidence. Laissons là ce détail amusant mais finalement sans importance pour nous recentrer sur la conduite.

Silence donc au démarrage (à vitesse stabilisée aussi, l’électrique peut tout gérer et laisser son moteur thermique au repos), avec un moteur électrique de 32 kW (43 chevaux) relayé dans une totale transparence par un 1.6l essence à injection directe de 105 chevaux. Les passages d’un mode de propulsion à l’autre est remarquablement géré, et l’insonorisation parfaite du compartiment moteur vous obligera même à tendre l’oreille pour savoir si le moteur thermique est à l’ouvrage ou pas. A vrai dire, un écran à droite du compteur de vitesse (ou via l’écran central de 8″) vous indique quelle chaine de traction est à l’œuvre. Avec les 170Nm de couple disponibles instantanément dispensés par le moteur électrique, les démarrages sont vraiment très prompts! C’est vraiment appréciable en ville ou en sortie d’épingles!

Le moteur thermique, lui, s’acquittera de sa tâche avec bonne volonté dans toutes les situations, malgré un couple plus faible qu’en électrique (147Nm) et assez haut perché (4000tr/min). Rassurez-vous, si vous avez besoin d’un surcroît de puissance, les deux moteurs fonctionneront de concert pour vous offrir l’équivalent de 141 chevaux, bien suffisants pour animer les 1436kg de notre compacte coréenne. A noté que la version « Plug In », rechargeable sur secteur donc, voit sa masse passer à 1570kg, ce qui ne doit pas être anodin sur la vivacité de la IONIQ.

Car pour suffisantes qu’elles sont, les performances n’ont rien de transcendant. Qu’importe, on n’achète pas une hybride pour chasser les dixièmes ou pour attaquer sur les petites routes comme un mort de faim. La IONIQ confirme cet état d’esprit, les batteries voyant leur réserve se vider à vitesse grand V lorsqu’on sollicite trop la mécanique.

La boite double embrayage (comme chez Volkswagen sur la Golf GTE par exemple… Et au contraire de la Prius avec son antique boite à variation continue…) n’aime d’ailleurs pas trop ce régime « sport », avec des vitesses de passage assez lentes qui trahissent la vocation sage de la IONIQ. Le moteur vient conforter ce sentiment puisqu’il se met à crier son mécontentement sans que les accélérations ne progressent significativement. La boite met du temps à rétrograder et le moteur donne l’impression de « mouliner ». Ceci posé, on revient donc vite au mode « normal », qui donne entière satisfaction, cette boite à 6 rapports offrant alors un fonctionnement parfait, doux, imperceptible et toujours judicieux, bien loin de la transmission CVT « tueuse » d’agrément des Toyota Prius ou Yaris.

Si j’ai testé le mode « sport », qui s’accompagne d’un sympathique changement des graphismes des compteurs, ce n’est pas dans ce qui m’a procuré le plus de sensations et de plaisir. Comme souvent avec les modèles électriques ou hybrides, c’est en cherchant à être vertueux que l’on s’amuse! Recharger les batteries, voir sa consommation moyenne rester sous les 5 litres au 100 km sans aucune difficulté, profiter du confort et du silence « des » mécaniques… Voilà le plus agréable au volant de la IONIQ. Cela ne signifie pas « se trainer » ou renoncer à rouler normalement! Pas du tout! On « s’éclate » à être le plus vertueux possible, et à ce petit jeu, la IONIQ est très talentueuse. La facilité de sa prise en main s’avère rassurante et très vite on entre dans ce schéma « éco responsable », et moi: j’aime!

Mode « NORMAL »…

Mode « SPORT »! C’est visuellement réussi!

Les aides à la conduites sont présentes, et modernes, avec l’assistant de maintien dans la voie de circulation, dispositif déroutant au départ mais très efficace, mais aussi et surtout un régulateur de vitesse adaptatif avec contrôle de la distance et de la vitesse du véhicule qui vous précède. Très efficace, j’ai toutefois trouvé le système un peu plus brutal que chez Volkswagen ou leur ACC fait figure de référence à mes yeux. Histoire d’habitude et de sensation sans doute.

Dynamiquement, la partition jouée par la IONIQ est une réussite. Encore une fois, inutile de chercher à attaquer, ce n’est pas son truc. Le freinage par exemple offre une efficacité immédiate, pour recharger les batteries dès qu’on « prend » la pédale (c’est parfait en ville), puis au fur et à mesure que votre pied exerce une pression plus forte et violente, la pédale devient plus spongieuse et moins consistante. En conduite normale, on ne ressent absolument pas ce phénomène. Les ralentissements sont donc efficaces mais pas tranchants, ce qui n’a rien d’incongru sur ce modèle.

La direction n’appelle que des éloges, par sa douceur, sa légèreté et sa précision. On retrouve ici la très bonne tradition Hyundai,  à laquelle s’ajoute celle de disposer d’un train avant d’une grande précision avec une bonne remontée d’information dans le volant. La voiture s’inscrit avec netteté et franchise dans les courbes, ne présentant un net sous-virage qu’en cas de grosse attaque dans les virages serrés, mais je vous ai déjà dit que ça ne servait à rien… Suivez un peu!

A la limite, l’auto s’avère légère avec un train arrière sage, et une auto qui glisse des 4 roues avec progressivité. On doit toucher ici aux limites d’adhérence des pneus (des Michelin Primacy 3 sur le modèle essayé) qui offrent probablement une faible résistance à l’avancement, pour soigner les consommations. En utilisation normale, l’adhérence est tout à fait excellente et jamais prise en défaut. Le roulis, assez présent, préserve le confort tout en décourageant -à nouveau- les velléités sportives. La IONIQ sait ce qu’elle veut et tout est fait pour que vous en preniez vite conscience. Le confort des sièges est excellent pour ce que j’ai pu en juger, avec toutefois une assise assez courtes tant à l’avant qu’à l’arrière, qui pourra fatiguer les grands gabarits. La position de conduite, comme toujours chez-Hyundai est remarquable.

Les deux seuls vrais défauts que j’ai pu relever sont un confort un peu trépidant à basses vitesses ou sur  mauvais revêtements, et surtout un confort acoustique moyen avec une mauvaise isolation des passages de roues  qui laissent remonter trop de bruits de roulement, un peu à l’image des Honda Civic de la précédente génération. La voiture fait un peu office de « caisse de raisonnance ». Ces bruits sont d’autant plus audibles que la motorisation est d’une remarquable discrétion. Évidemment, le phénomène est plus ou moins marqué selon les revêtements rencontrés, mais tout de même présents. A noté que, contrairement à une Prius, le mobilier intérieur ne se manifeste pas, preuve du sérieux des assemblages de la coréenne. 

Ce point précis de confort mis à part, la IONIQ est une réussite tant au niveau technique que dynamique, si on embrasse sans restriction la vocation « zen » de l’engin.


A BORD

Oh purée! Une photo floue!

Point d’intérieur « futuriste-de-l’espace-de-l’univers »  à bord de la IONIQ. Du classique, rien que du classique, avec un dessin de la planche  de bord plaisant et moderne mais sans excentricités! Un écran tactile de 8 pouces placé entre les deux aérateurs centraux, mais des commandes « physiques » placées juste en dessous au design réussi, façon touche « piano » de chez Audi, un bloc de climatisation placé un peu bas mais très simple d’utilisation (via un second rang de touche piano.) sont bien dans l’air du temps. Des notes de bleu adonisé autour des aérateurs et du bouton de démarrage apportent l’indispensable touche écolo, alors que le volant à méplat à la partie basse très réussie apporte une légère ambiance sportive renforcée par le superbe pédalier alu… un peu incongru vue la philosophie de l’engin! Mais c’est indéniablement joli! Les palettes au volant sont présentes, pour les moments « sport », ou pour appeler davantage de frein moteur par exemple.Mais attention: ça fait consommer de l’énergie!

L’instrumentation s’offre un combiné 100% digital agréable à regarder mais une nouvelle fois très classique dans son traitement. Point de compte-tours (en mode normal) mais un indicateur de charge visible en permanence et un autre vous renseignant sur la consommation énergétique du système hybride. C’est grâce à ce dernier que l’on sait si on est vertueux ou pas.

La finition est vraiment d’un bon niveau, avec un dessus de planche de bord offrant des plastiques moussés très agréables  à regarder et à toucher (HMMMM… Tu z’aimes toucher les plastiques moussés… HMMM… Coquinou! Coquinou écolo, mais coquinou quand même!), qui se prolongent jusque sur les contre-portes avant. A l’arrière, tout est dur, mais le grain reste fort heureusement le même. A l’avant, en partie basse, les plastiques durs prennent le relais et font plus basiques, dommage, même si leur solidité n’est pas à remettre en question une seconde. Gardons à l’esprit que sur une hybrid, il ne faut pas faire trop lourd pour préserver les performances et la consommation. La IONIQ remplit à ce titre sa mission avec beaucoup plus d’élégance et de qualité à l’intérieur que la Prius. Bravo! J’ai apprécié la casquette revêtue de cuir surplombant l’instrumentation. Classe et valorisant.

Une remarque pour rappeler que Hyundai conserve sa bonne habitude de proposer des intérieurs clairs, qui en général me plaisent davantage que le camaïeu de gris-noir habituel. Sur la IONIQ, c’est à nouveau très réussi, le résultat faisant plus haut de gamme. J’espère que Hyundai conservera longtemps cette tradition de laisser le choix aux clients!

Bon… A cause du flash, on ne voit pas bien la différence, je vous l’accorde. mais croyez-moi, c’est vraiment plus sombre!

On voit bien la différence ici!

Rien à redire non plus sur les ajustages et assemblages, comme toujours remarquables chez Hyundai. Hybride ou pas, une Hyundai c’est fait pour durer, la garantie 5 ans de série vous le rappelant au cas où vous en douteriez.

A l’avant, les sièges au design un peu daté (ils me rappellent les sièges des Nissan Primera ou Sunny des années 90!) entièrement revêtus de cuir sont confortables et maintiennent suffisamment. Inutile d’installer des baquets dans une telle auto. Je leur reprocherais juste une assise un peu courte pour bien soutenir les cuisses, mais sur la durée de mon essai je n’ai ressenti aucune fatigue. Cette remarque sur les assises courtes valent également pour  l’arrière. A l’avant comme à l’arrière, l’espace disponible est totalement comparable aux berlines compactes traditionnelles, Golf, 308, Focus et j’en passe, avec notamment un bel espace aux jambes pour les passagers arrière. J’ai apprécié l’absence de tunnel de servitude, qui permettra au passager central de s’installer et de voyager confortablement sans gêner ses voisins. A cette place, on ne pointera du doigt qu’un dossier et une assise plus ferme et une garde au toit réduite (l’assise est plus haute à cette place) , ma tête touchant du haut de mes « petits » 1m80.

Côté visibilité, elle est parfaite vers l’avant, mais plus compliquée vers l’arrière du fait de la lunette arrière scindée en deux mais surtout dénuée d’essuie-glace!! Mesquin! Ensuite, le montant imposant à l’arrière offre une visibilité moyenne de 3/4. Du coup, on apprécie beaucoup la caméra de recul qui arrange bien les choses!

Passons enfin dans le coffre, pour constater que le volume offert est conséquent avec un remarquable 456 litres (380l pour une Golf par exemple…) pour cette version Hybrid, mais 341L pour la version Plug-in et 350l pour l’Electric. Face à une Toyota Prius 4, c’est globalement comparable avec… 457litres (avec roue de secours temporaire mais 502 litres si vous vous contentez du kit anti crevaison) pour la version Hybride et 359 litres pour la version Hybride rechargeable. Match nul donc de ce point de vue, mais notez que la IONIQ réalise cela dans 4m47, alors qu’une Prius est plus longue (4m56). La nouvelle Nissan Leaf, avec ses 4m48 de longueur offre un volume un impressionnant 448 litres soit près de 100 litres de plus que la IONIQ 100% électrique.

Remarquons tout de même que les progrès réalisés pour « compacter » les batteries, permettent désormais à ces hybrides d’offrir une habitabilité totalement comparable à leurs homologues thermiques, voir mieux!. Chapeau.

La modularité est quelconque, avec un dossier rabattable 2/3 1/3 mais sans plancher plat, tandis que le cache-bagages non solidaire du hayon réduit sacrément l’ouverture disponible pour charger les affaires lorsqu’il est tiré. Du coup, on le laisse replié mais le chargement est alors visible de tous. Le seuil de chargement assez haut ne m’est pas apparu pénalisant et j’ai vraiment apprécié les cotes généreuses de ce coffre, profond, large et haut… Que du bon!!

Un petit mot encore pour signaler que les filets de maintien en guise d’aumônières au dos des sièges ne font pas très « opulents », et qu’un petit bout de câblage peut apparaître lorsqu’on remet les dossiers de la banquette en place après les avoir rabattus. Rien de grave, mais ça surprend lorsqu’on s’assoit dessus (c’est du vécu…). 


BUDGET

31600€ et 5cv pour cette version « Hybrid » haut de gamme « Executive », c’est franchement une affaire à considérer! Suréquipée (feux de position et de croisement à LED, cuir, siège conducteur électrique à mémoire, sièges avant chauffant et ventilé, volant chauffant, surveillance d’angle mort, l’alerte de circulation transversale arrière…), notre version d’essai n’ajoutait… aucune option! Voilà qui a le mérite d’être simple! La version Creative juste en dessous à 29650€ est déjà parfaitement équipée, puisqu’elle permet déjà d’accéder aux compteurs digitaux (pas dispo sur Business et Intuitive), aux feux bi-xenon, aux jantes alliage de 17″, aux jonc latéral chromé (ça serait dommage de s’en priver…), au rétroviseur intérieur électrochrome, à l’accès main libre et démarrage sans clé, l’aide au stationnement avant et arrière…

La version Business permet déjà de disposer de l’écran tactile de 8″  (5″ sur Intuitive) et de la navigation Europe, pour 27650€. Le prix d’appel de la version Intuitive est intéressant puisque débutant à 26450€.

C’est plus simple si vous optez pour la IONIQ Plug-in, uniquement disponible en Exécutive contre 36450€ (et 3cv), et la version « electric »  donne le choix entre Creative (36200€) et Executive (39200€). Puissance fiscale de cette dernière: 1 cheval… et surtout 6000€ de bonus à déduire!!! 30200€ et 33200€ donc!!! C’est cadeau!!

Et en face?! Hein? On lui met quoi en face?! Vous l’avez compris, son adversaire est la Toyota Prius 4! La version Dynamic de base s’affiche à 30800€!! une dynamic Pack Premium à 31800€, une Lounge à 34100€. Écrasante victoire de la IONIQ donc, qui en plus, vous épargne la transmission CVT d’un autre âge… Mais, j’avoue beaucoup aimer l’ambiance intérieure « techno » de la japonaise.

Un mot sur la Nissan Leaf qui vaut 38900€ en version hyper haut de gamme Teckna toujours avec 6000€ de bonus à déduire… Non négligeable, mais une version hybride garde pour elle un avantage de poids: son côté rassurant question autonomie, puisqu’on peut rouler aussi longtemps qu’on le souhaite sans se soucier de recharger. Un plein suffit à poursuivre son périple… Peu importe la météo, le longueur du parcours ou sa manière de conduire…

La consommation justement! Voilà un aspect crucial!! Avec « ma » IONIQ, j’ai arsouillé gaiement, laissé tourné le moteur pour prendre des photos, tenté d’être vertueux aussi bien sûr… Résultat? Une consommation MOYENNE de 5 litres au 100km!!!! Quel pied!!! A vitesse stabilisée, mon maximum a été atteint à 130km/h avec… 6 litres au 100km! Comptez entre 5 et 6 litres à 80, 90 et 110 km/h. Si vous faites ronfler la mécanique (ne vous ai-je  pas dit que c’était inutile?!), immanquablement, la conso instantanée grimpera. Mais enfin… 5 litres au 100 de moyenne, et sans « entrainement », cela m’économise un long discours (Et ça montre le talent de l’essayeur… Moi j’dis ça…), non ?


LES POINTS FORTS

Ligne agréable

Douceur de conduite

Chaine de traction très aboutie

Rigueur des commandes

Châssis plaisant

Consommations très basses

Plaisir à être « vertueux »

Aides à la conduite complètes et efficaces

Habitabilité excellente

Qualité d’assemblage

Équipement ultra complet

Tarif compétitif

LES POINTS FAIBLES

Quelques plastiques un peu « cheap »

Mode sport totalement inutile

Confort parfois trépidant & bruits de roulement

CONCLUSION

Très belle partition jouée par cette Hyundai IONIQ! Très aboutie techniquement, elle flatte la fibre écolo de son conducteur sans exclure une certaine forme de plaisir de conduire! Avec son design plaisant, ses prestations solides dans tous les compartiments du jeu, ses équipements modernes et exhaustifs, une habitabilité remarquable et un tarif concurrentiel, elle est à mon sens une proposition totalement incontournable dans son segment! 


REMERCIEMENTS

Un immense merci à la concession Hyundai de Brive, le Garage Pouget, qui est toujours partant, depuis les tous premiers jours d’existence de ce blog, pour me confier des autos qui méritent le détour!! Merci à Pierre Pouget pour son indéfectible confiance et son accueil toujours bienveillant et chaleureux!

HYUNDAI – Garage Pouget SAS

47- 49 av. Abbé Jean Alvitre – BP 194
19105 BRIVE LA GAILLARDE CEDEX

Tél. : 05 55 86 92 92
Fax : 05 55 86 09 28
Mail : garagepouget.sas@orange.fr


2 comments for “ESSAI: HYUNDAI IONIQ Hybrid Executive

  1. Jc
    8 juin 2018 at 11 h 17 min

    Merci pour cet essai complet.
    J’ai également essayé ce modèle et je le trouve très réussi.
    Je vous rejoint concernant l’isolation ; les bruits de roulement m’ont également dérangé.
    J’ai aussi noté l’absence d’essuie-glace arrière, indisponible il me semble même en option.
    Dommage pendant les saisons pluvieuses et hivernales.
    Concernant le frein à main aux pieds…le commercial m’a conseillé de simplement l’oublier et d’utiliser la position P de la boîte.
    J’aurais pu me laisser tenter, mais on ne s’est pas entendu sur l’offre commerciale.
    J’ai vu des modèles avec peu de kilomètres avec déjà une belle décote. Ce qui peut paraître un peu inquiétant.
    Cordialement

    • Cyril
      8 juin 2018 at 11 h 53 min

      Merci pour votre commentaire et vos remarques qui rejoignent les miennes! Pour la décote, je crois que c’est un peu général, chez tous les constructeurs, même Premium… Chez nos amies hybrides, il est vrai toutefois que la Prius doit conserver une cote un peu plus élevée du fait de son image de marque supérieure. Mais d’une manière générale, les modèles hybrides et électriques perdent pas mal de valeur car à cause des progrès immenses réalisés la génération suivante. Qui achèterait aujourd’hui une Prius 1 ou 2, ou une Leaf 1…
      Merci encore pour votre avis!

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